Open Democracy Now, les 22 et 23 janvier 2016 à Numa Paris

Mis en avant

République citoyenne participera à l’événement Open Democracy Now qui se déroulera les 22 et 23 janvier prochains à Numa Paris.

République citoyenne animera la table ronde qui se tiendra le vendredi 22 janvier, de 18h30 à 20h30, sur les questions de transparence des outils numériques pour la démocratie et notamment du besoin d’open source et de logiciel libre pour les systèmes de concertation / consultation publique.

Plusieurs acteurs associatifs (Open Law, DemocracyOS France, MaVoix, Regards citoyens, République citoyenne…) et entreprises (Numa, inno³, Voxe…), ainsi qu’Etalab, pour le gouvernement, devraient participer (liste à confirmer) à cet événement.

Note aux visiteurs

Mis en avant

Les informations fournies sont données à titre indicatif aux visiteurs intéressés par le gouvernement ouvert en France. Elles sont régulièrement mise à jour. Si vous constatez des omissions ou erreurs, ou pour signaler l’existence d’autres sites, n’hésitez pas à nous contacter.

NB : Les acteurs, initiatives ou actualités mentionnées ne sont pas nécessairement parties prenantes du projet République Citoyenne.

République citoyenne à Paris Open Source Summit 2015 : ouverture et libertés à l’ère numérique

République citoyenne est intervenu à la table ronde « Openness, Freedom & The Digital Age » de Paris Open Source Summit (dans une atmosphère très particulière car le site de POSS2015 – aux Docks de Paris – s’était avéré inaccessible une partie de la première journée, à cause d’une opération de grande envergure à Saint-Denis dans la continuité des attentats du 13 novembre à Paris).

Le support utilisé est consultable ci-dessous et en téléchargement direct (pdf) pour ceux qui n’ont pas de compte Slideshare. La transcription est disponible ici.

 
Merci à Paris Open Source Summit pour son invitation et son soutien !

République citoyenne à l’OGP Global Summit 2015, Mexico

OGP Global Summit 2015, Mexico

OGP Global Summit 2015, Mexico

L’OGP Global Summit 2015 s’est tenu, du 27 au 29 octobre 2015 à Mexico.

C’était l’occasion pour plus de 2000 participants de plus de 70 pays, de discuter de leur vision du monde et du gouvernement ouvert.

République citoyenne, seule association citoyenne française présente, y intervenait à plusieurs titres.

Découvrir et partager les nouveautés de la communauté open gov

Quelques exemples tirés des conférences auxquelles République citoyenne a assisté.

Une proposition de standard pour la régulation du lobbying par Transparency International, Open Knowledge, Sunlight Foundation et Access Info.

Des nouveaux outils mis à la disposition de la société civile : un explorateur de statistiques de gouvernement ouvert et, bien-sûr, le Guide du gouvernement ouvert :

Le développement de la justice ouverte

Une discussion sur la transparence et la redevabilité politique vis-à-vis des citoyens, au cours d’un live stream avec Julian Assange, fondateur de Wikileaks (alors que, à quelques heures d’intervalle, le Parlement européen votait une résolution pour protéger Edward Snowden)

C’était aussi l’occasion de rencontrer d’autres associations comme DemocracyOS, système libre et opensource (licence GPLV3)

Participer à la table-ronde de l’ONU sur les plans d’actions parlementaires

République citoyenne était également invité par l’ONU a participer à une table ronde avec la sénatrice mexicaine Laura Rojas, le député chilien Patricio Vallespin et Giorgi Kldiashvili, fondateur de l’Institut géorgien pour le développement de la liberté d’information

L’objectif était que chaque participant présente le plan d’action parlementaire de son pays

République citoyenne a ainsi exposé son point de vue sur le plan d’action de l’Assemblée nationale (détail à venir).

Participer à l’analyse des plans d’action nationaux par la société civile

Une synthèse comparative de l’analyse, coordonnée par République citoyenne pour la société civile, du plan d’action national de la France à l’OGP (détail à venir) a également été présentée.

Analyse des plans d'actions nationaux OGP par la société civile

Analyse des plans d’actions nationaux OGP par la société civile

Suivre la position officielle de la France en matière de gouvernement ouvert

République citoyenne a pu observer l’intense activité de la délégation officielle, notamment la présence d’Etalab dans plusieurs tables rondes, la France ayant aussi désormais son rôle de vice-présidente de l’OGP, en attendant de prendre sa présidence dans quelques mois.

Parmi les progrès annoncés, l’adoption d’une Charte Internationale sur les données ouvertes

La France publie son premier Plan d’Action National pour un gouvernement ouvert

plan-actions-national2015La France vient de publier son premier plan d’action pour un gouvernement ouvert pour la période 2015-2017, sur sa page dédiée du site du Partenariat pour un Gouvernement ouvert.

Celui-ci est intitulé « Pour une action publique transparente et collaborative » comprend une soixantaine de pages, dont la rédaction a été coordonnée par Etalab.

Après une préface du Président de la République, François Hollande et une introduction de Clotilde Valter, Secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification auprès du Premier Ministre, le plan d’action consiste en 26 engagements, organisés sur 5 axes:

  • 1. Rendre des comptes
    • Engagement 1. : Permettre à tous de consulter, de comprendre et de réutiliser les données financières et les décisions des collectivités territoriales
    • Engagement 2. : Accroître la transparence de la commande publique
    • Engagement 3. : Accroître la transparence de l’aide publique au développement
    • Engagement 4. Ouvrir l’accès aux évaluations de politiques publiques et à leurs conclusions
    • Engagement 5. Impliquer davantage les citoyens dans les travaux menés par la Cour des comptes
    • Engagement 6. Faciliter l’accès aux données relatives aux obligations de transparence des responsables publics
    • Engagement 7 : Identifier les bénéficiaires effectifs des entités juridiques enregistrées en France pour lutter efficacement contre le blanchiment
    • Engagement 8 : Renforcer la transparence des paiements et revenus issus des industries extractives
    • Engagement 9 : Accroître la transparence sur les négociations commerciales internationales
  • 2. Consulter, concerter, coproduire
    • Engagement 10 : Donner aux citoyens de nouveaux moyens de participer à la vie publique en les associant à l’identification de problèmes à résoudre
    • Engagement 11 : Coproduire avec la société civile les registres clés de données essentielles à la société et à l’économie
    • Engagement 12 : Poursuivre l’ouverture des ressources juridiques et la collaboration avec la société civile autour de l’élaboration de la loi
    • Engagement 13. : Capitaliser sur les consultations menées et rénover les dispositifs d’expression citoyenne
    • Engagement 14 : Renforcer la médiation et la capacité d’agir des citoyens en matière de justice
  • 3. Partager des ressources numériques
    • Engagement 15 : Renforcer la politique d’ouverture et de circulation des données
    • Engagement 16 : Favoriser l’ouverture des modèles de calcul et des simulateurs de l’État
    • Engagement 17 : Transformer les ressources technologiques de l’État en plateforme ouverte
    • Engagement 18 : Mieux interagir avec l’usager et améliorer les services publics grâce à l’administration numérique
  • 4. Poursuivre l’ouverture de l’administration
    • Engagement 19 : Permettre l’engagement de la société civile en appui de l’École
    • Engagement 20 : Diversifier le recrutement au sein des institutions publiques
    • Engagement 21 : Diffuser la culture de l’ouverture, des données et du numérique
    • Engagement 22 : Diffuser l’innovation et approfondir la recherche sur le gouvernement ouvert
    • Engagement 23.: Responsabiliser et protéger les agents publics en matière de prévention des conflits d’intérêts
  • 5. Le gouvernement ouvert au service du climat et du développement durable
    • Engagement 24. Associer la société civile à la Conférence COP21 et favoriser la transparence sur l’agenda et les négociations
    • Engagement 25. Mettre à disposition des données et des modèles relatifs au climat et au développement durable
    • Engagement 26. Engager de nouvelles collaborations avec la société civile afin de développer des solutions innovantes pour répondre aux défis du climat et du développement durable

    L’Assemblée Nationale publie également un « plan d’action » qui évoque, sur trois pages préfacées par son président, Claude Bartolone, les progrès en cours en matière d’ouverture tels que la publication de données en open data.

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Je suis Charlie, Ahmed, Clarissa, Yohan…

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Moi, citoyen(ne) de la République, je rends hommage aux 17 femmes et hommes morts au cours des attaques du 7 au 9 janvier 2015, dans les locaux du journal Charlie Hebdo, dans les rues de Montrouge et dans un magasin casher, Porte de Vincennes :

  • Frédéric Boisseau, agent d’entretien (Charlie Hebdo)
  • Philippe Braham (magasin casher de la Porte de Vincennes)
  • Franck Brinsolaro, brigadier au service de la protection (Charlie Hebdo)
  • Jean Cabut, dit Cabu, dessinateur (Charlie Hebdo)
  • Elsa Cayat, psychanalyste et chroniqueuse (Charlie Hebdo)
  • Stéphane Charbonnier, dit Charb, dessinateur (Charlie Hebdo)
  • Yohan Cohen (magasin casher de la Porte de Vincennes)
  • Yoav Hattab (magasin casher de la Porte de Vincennes)
  • Philippe Honoré, dit Honoré, dessinateur (Charlie Hebdo)
  • Clarissa Jean-Philippe, policière municipale (Montrouge)
  • Bernard Maris, économiste et chroniqueur (Charlie Hebdo)
  • Ahmed Merabet, agent de police (Charlie Hebdo)
  • Mustapha Ourrad, correcteur (Charlie Hebdo)
  • Michel Renaud, ancien directeur de cabinet du maire de Clermont (Charlie Hebdo)
  • François-Michel Saada (magasin casher de la Porte de Vincennes)
  • Bernard Verlhac, dit Tignous, dessinateur (Charlie Hebdo)
  • Georges Wolinski, dessinateur (Charlie Hebdo)

Je réaffirme mon attachement à la devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité » et au droits humains, notamment ceux précisés dans les articles 3, 18 et 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 :

  • Article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne
  • Article 18 : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.
  • Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

Open World Forum 2014

République Citoyenne était à l’Open World Forum 2014 à Paris.

Atelier « De l’Open Data à l’Open Gov, le rôle de la société civile » animé par Etalab et le SGMAP

Le support de notre intervention est ici :

OWF2014

Nous avons présenté ce support au cours de l’atelier proposé par Etalab et le SGMAP qui avaient donc choisi d’organiser une session intitulée « De l’Open Data à l’Open Gov, le rôle de la société civile ».

L'équipe Etalab / SGMAP

L’équipe Etalab / SGMAP qui animait la session Open government à l’Open World Forum 2014, et Paul Maassen de l’OGP, en liaison video.

Au cours de cette session, divers échanges ont eu lieu avec le public.

Framasoft et Adullact ont notamment interrogé Etalab sur la réalité du caractère libre et transparent (licences, disponibilité du code, formats ouverts, etc.) des processus et outils de concertation actuellement employés par les acteurs publics.

Etalab a invité les participants à venir vérifier :

Plusieurs participants (nous inclus) ont saisi cette occasion pour regretter le fait que processus même de « grande concertation » (#contribuez) en cours, organisé par le Conseil National du Numérique et supposé alimenter le plan d’action national de Gouvernement ouvert, ne peut pas être considéré comme transparent dans la mesure où il s’appuie s’appuie sur un outil informatique opaque (non libre et non open source).
Le code source de ce système est, en effet, fermé (et il le restera pendant la durée de la consultation), bien que la société qui le développe annonce qu’il pourrait l’ouvrir un jour.

Paul Maassen, Directeur de l’animation de la société civile pour l’OGP, s’était d’ailleurs justement penché, lors de son intervention de la veille, sur le lien entre logiciel libre et Gouvernement ouvert :

Le reste de l’événement en photos

Séance plénière, avec différents intervenants (ici le président d’Inria)

Séance plénière (Inria)

Séance plénière (Inria)

Un exposé particulièrement intéressant a été le récit de l’attaque d’un projet libre par des lobbyistes :

Dans les étages : Open Food Facts racontait aux visiteurs qu’il y avait du jus de cochenille dans les bombons…

Open Food Facts

Open Food Facts

…on pouvait suivre un un atelier de soudure / DIY pour fabriquer un pins à LED…

Atelier soudure & hack.

Atelier soudure / hack / do-it-yourself.

…et l’école des données Open Knowlege France s’occupait des enfants et ados.

L'Ecole des données de l'Open Knowledge Foundation France

L’Ecole des données de l’Open Knowledge Foundation France

L’Open World Forum s’est terminé par une belle fête d’anniversaire pour les dix ans de Firefox.

L'anniversaire de Firefox.

L’anniversaire des dix ans de Firefox.

Une militante contre la corruption ciblée par une campagne de dénigrement

Vanja Calovic, investie dans la défense des droits civiques et la lutte contre la corruption au sein de l’association MANS, au Montenegro, fait l’objet d’une campagne de dénigrement, relayée par certains médias, mettant en cause son intégrité professionnelle et sa sexualité.

Le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (OGP), pour lequel elle intervient comme expert indépendant sur les progrès réalisés par son pays, ainsi que plusieurs associations luttant contre la corruption, ont condamné cette agression.

République citoyenne rappelle à cette occasion que des mesures efficaces de lutte contre la corruption doivent être au cœur de tout projet de Gouvernement ouvert.

Plus d’information :

  1. Le communiqué de Civil Rights Defender
  2. Le communiqué de Transparency International
  3. Le communiqué d’Article 19
  4. Le communiqué de l’OGP
  5. La dépêche de Reuters

Image CC BY vordarain

Contestation collective de la « déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique » du Forum d’Avignon

Contestation collective de la « déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique » du Forum d’Avignon

Les associations Open Knowledge Foundation France, La Quadrature du Net, Savoirs Com1, Framasoft, Libertic, Creative Commons France, April et République Citoyenne s’associent pour contester la « déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique » énoncée par le Forum d’Avignon, dans le communiqué commun ci-dessous.

Communiqué commun

Une déclaration unilatérale des droits de l’homme numérique qui confond dangereusement données personnelles et œuvres de l’esprit

[Début du communiqué]

Paris, le 6 octobre 2014 – En novembre 2013, le Forum d’Avignon avait publié un manifeste intitulé « Principes d’une déclaration universelle de l’internaute et du créateur à l’heure du numérique » dans lequel il tentait d’assimiler données personnelles et créations en créant le concept de données culturelles numériques : « Les données culturelles numériques de chaque individu lui appartiennent. Elles ont une valeur patrimoniale et morale qu’il est seul à même de négocier. »

Lors de son forum du 19 septembre, Le Forum d’Avignon a réitéré en publiant la tribune « Pour une déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique ». Dans le paragraphe 5 de ce texte, il tente une nouvelle fois d’associer données personnelles et créations : « Toute exploitation des données comme des créations de tout être humain suppose son consentement préalable, libre, éclairé, limité dans le temps et réversible ».

Nous précisons ici que le Forum d’Avignon est un think tank français qui a pour objectif d’approfondir les liens entre les mondes de la culture et de l’économie et nous dénonçons sa récupération du débat sur les données personnelles au profit de ce qu’il promeut : un renforcement du droit d’auteur.

Ainsi, l’article 5 de la Déclaration, en réclamant que « toute exploitation des données, comme des créations » fasse l’objet d’un consentement préalable de l’individu, passe sous silence la place fondamentale du domaine public ainsi que des exceptions et limitations au droit d’auteur, qui jouent un rôle essentiel dans l’équilibrage et la préservation du système.

De même, l’application du droit d’auteur aux données personnelles est une solution dangereuse qui fait reposer sur l’individu seul la responsabilité et le contrôle de l’usage des données qui permettent de l’identifier. Le Conseil d’État et le Conseil National du Numérique ont ainsi, à juste titre, mis en garde contre cette conception qui pourrait aboutir à un renforcement des discriminations et donc des inégalités en matière de protection de la vie privée. Nous ne sommes pas tous égaux face à l’exploitation de nos données et il est important que des règles communes existent.

Nous souhaitons donc rappeler qu’une donnée dite personnelle n’est pas une œuvre de l’esprit et ne devrait pas être considérée comme telle.
De même, une œuvre de l’esprit n’est pas une donnée personnelle et ne devrait pas être considérée comme telle.

La protection des données personnelles est un enjeu fondamental à l’ère du numérique. Il s’équilibre avec la liberté d’expression et le droit à l’information.

Les débats associés sont complexes, et nous avons avant tout besoin de clarifications sur les termes et les notions convoquées pour permettre au plus grand nombre d’y prendre part. La déclaration unilatérale du Forum d’Avignon, grandiloquente et trompeuse, brouille au contraire les enjeux.

[Fin du communiqué]

Signataires :

Open Knowledge Foundation France (OKF France) est un groupe local de l’Open Knowlegde, un réseau international à but non lucratif fondé en 2004 qui promeut la culture libre sous toutes ses formes. L’OKF France participe activement à des initiatives de portée internationale telles que l’Open Data Index et développe des outils numériques tels que le Calculateur du Domaine Public. Contact : contact@okfn.fr

SavoirsCom1 est un collectif qui s’intéresse aux politiques des biens communs de la connaissance. SavoirsCom1 défend les positions exprimées dans son Manifeste. Contact : savoirscom1@gmail.com

La Quadrature du Net est une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. À ce titre, la Quadrature du Net intervient notamment dans les débats concernant la liberté d’expression, le droit d’auteur, la régulation du secteur des télécommunications ou encore le respect de la vie privée. Contact : Philippe Aigrain, co-fondateur et conseiller stratégique pa@laquadrature.net +33 6 85 80 19 31

République Citoyenne est une association aidant les citoyens à se forger des opinions sur le Gouvernement ouvert et à les faire valoir. Contact : contact@republiquecitoyenne.fr

Framasoft, réseau d’education populaire au Libre en général et au logiciel libre en particulier.
Alexis Kauffmann, fondateur de Framasoft contact@framasoft.org

LiberTIC est une association nantaise de loi 1901, indépendante et non-partisane, qui a pour objectif de promouvoir l’e-démocratie et l’ouverture des données publiques. Contact : claire.libertic@gmail.com

Creative Commons France est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique.

April : Pionnière du logiciel libre en France, l’April, constituée de 4884 adhérents (4431 individus, 453 entreprises, associations et organisations), est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l’espace francophone.

Pourquoi République Citoyenne s’engage-t-elle sur ce sujet?

Avec la popularité croissante des principes de gouvernement ouvert et le développement d’initiatives impliquant plus largement les citoyens, République Citoyenne appelle à la vigilance face au risque accru d’instrumentalisation de grandes causes démocratiques pour promouvoir subrepticement certains intérêts spécifiques au détriment de l’intérêt général : c’est pourquoi elle a décidé de cosigner ce communiqué commun avec sept autres organisations de la société civile française.

Nous considérons en effet que la démarche organisée par le Forum d’Avignon autour de sa « déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique » est trompeuse pour le citoyen à plusieurs titres.

  1. Sur le fond, elle énonce des principes liant la protection de la vie privée, la protection du droit d’auteur, et des considérations éthiques sur le génome, en s’adressant à nos émotions dans des textes séduisants en première lecture pour le lecteur néophyte, pour « préparer les esprits à la nécessité d’une « charte universelle pour les données personnelles culturelles » » avec des conclusions qui sont, selon nous, arbitraires et sans fondement, sur des sujets complexes et à forts enjeux.
  2. Sur la forme, le site, intitulé « Pour une Déclaration Préliminaire des Droits de l’Homme Numérique », traduit en Anglais, Arabe et Chinois, se présente comme une référence internationale avec l’ambition manifeste de devenir une forme de vérité incontestable. Nous rappelons que les textes intitulés « Déclaration des Droits de l’Homme » et dont la portée est universellement reconnue à ce jour ont, eux, fait l’objet d’un processus démocratique (débat et vote à l’Assemblée nationale pour la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, discussion impliquant 50 états pendant 2 ans pour la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948).

Compte-tenu de la mission de République citoyenne, nous avons estimé qu’il était nécessaire de réagir.

Première réunion de travail officielle sur le plan d’actions de la France pour l’OGP

Le 1er octobre 2014, lendemain du Forum International sur le Gouvernement ouvert de l’OCDE, une semaine après le Sommet de l’OGP à l’ONU, République Citoyenne était conviée à une première réunion de travail réunissant les représentants du Partenariat pour un Gouvernement ouvert (OGP), de l’État et quelques représentants de la société civile déjà plus particulièrement sensibilisés aux questions de gouvernement ouvert (voir photo en bas de l’article), dans les locaux du Secrétariat d’État à la modernisation de l’action publique (SGMAP) à Paris.

Joe Powell (Directeur adjoint de l'équipe support de l'OGP) et Paul Maassen (Coordinateur de la société civile pour l'OGP). Photo CC BY-SA République Citoyenne.

Joe Powell (Directeur adjoint de l’équipe support de l’OGP) et Paul Maassen (Coordinateur de la société civile pour l’OGP). Photo CC BY-SA République Citoyenne.

Etalab a décrit un processus officiel de concertation pour l’élaboration du plan d’action national de la France, en matière de Gouvernement ouvert : celui-ci s’appuiera en partie sur la concertation organisée par le CNNum sur la transformation numérique, mais également sur d’autres démarches dans la mesure où le Gouvernement ouvert recouvre aussi des enjeux qui doivent aussi être considérés avec une perspective non-exclusivement numérique.

Etalab a notamment évoqué son intérêt pour le travail de coordination inter-associative proposé par République Citoyenne et nous a invité à le présenter.

République Citoyenne a rappelé les contours du projet présenté à la Conférence de Paris, au cœur de sa mission, « aider les citoyens à construire et à promouvoir leurs points de vue sur le Gouvernement ouvert en France », et fait un point de situation sur son action :

  1. Nous avons réaffirmé que la société civile peut certes utilement collaborer avec les pouvoirs publics mais doit également préserver une voix forte et indépendante, comme cela a été rappelé lors de la Rencontre des leaders de la société civile organisée par l’OGP la semaine dernière

  2. Nous avons rappelé que, impliqués dans un processus dans lequel l’État sollicite (et est sollicité par) d’autres groupes d’intérêt (entreprises, élus, syndicats…), notre objectif est de ramener le centre de gravité du plan d’actions national pour un Gouvernement ouvert au plus proche des intérêts des citoyens.
  3. Nous avons exposé notre approche qui consiste donc à élaborer et soutenir ensemble, en partenariat avec des associations défendant en premier lieu les intérêts des citoyens, une liste de propositions communes et cohérentes, et à tracer la manière dont elles seront :
    1. reprises, ou non, dans le plan d’action national ;
    2. mises en œuvre effectivement, au fil du temps, par les pouvoirs publics.
  4. Nous avons détaillé la mise en place, cet été, d’une plateforme libre de type « Wiki », structurée autour des chapitres du Guide du gouvernement ouvert, dont République citoyenne coordonne la traduction française.
    Wiki de République Citoyenne ()

    Wiki de République Citoyenne. Image CC BY-SA République Citoyenne.

  5. Nous avons indiqué avoir contacté plusieurs dizaines d’organisations de la société civile concernées par les différentes thématiques du guide, obtenu les premiers accords de principe d’un certain nombre d’entre-elles pour participer (communiqué en cours de rédaction) et organisé plusieurs échanges et une réunion de travail avec des organisations telles que la Ligue des Droits de l’Homme, Transparency France, Savoirs Com1, ONE France, Wikimedia France, Voxe.org, Open Food Facts

A l’issue de la réunion, Etalab a souhaité remercier la société civile pour sa contribution à l’élaboration du site data.gouv.fr, en partageant avec les quelques représentants présents, sur la photo ci-dessous, le trophée obtenu aux Open Government Awards (10e place).


Photo de groupe et OpenGov Award.

Du premier au troisième rang et, de gauche à droite, Laure Lucchesi (Directrice adjointe d’Etalab), Lancelot Pecquet (Co-fondateur et coordinateur de République Citoyenne), Mathilde Bras (Rapporteur au Conseil national du numérique), Kat Borlongan (CEO de FiveByFive / ODI France), Rayna Stamboliyska (Administratrice d’Open Knowledge France), Aura Cifuentes (Stagiaire Etalab), Claire-Marie Foulquier-Gazagnes (Chargée de mission Etalab), Christian Quest (Président d’Open Street Map et coordinateur de projet Etalab), Nicolas Patte (Vice-président Communication de Démocratie Ouverte), Samuel Azoulay (Administrateur d’Open Knowledge France) et Pierre-Carl Langlais (Membre de SavoirsCom1, co-fondateur de République Citoyenne). Avaient également participé à la réunion Amélie Banzet (Chef de projet au Secrétariat général à la modernistation de l’action publique), ainsi que Joe Powell (Directeur adjoint de l’équipe support de l’OGP) et Paul Maassen (Coordinateur de la société civile pour l’OGP). Photo CC BY-SA République Citoyenne.